Balboa est né en 2019 d’une dualité.
J’ai grandi entre deux univers : L’un industriel, précis, exigeant, où la matière impose ses règles et où chaque millimètre compte. L’autre plus silencieux — la campagne, la forêt, les objets marqués par le temps, les gestes lents que l’on apprend sans qu’ils soient formulés.
Je n’ai jamais perçu ces mondes comme incompatibles. Simplement comme deux langages qui habitent différemment le temps et la matière. Balboa est une tentative de les réconcilier.
Je cherche un point d’accord entre deux époques.
Celle de nos grands-parents : où l’on fabriquait pour durer, avec quelques outils et beaucoup d’attention. Et la nôtre : capable de tout produire, où les outils sont précis et rapides, mais où l’essentiel peut parfois disparaître. Vivre avec son temps, sans perdre l’intention d’autrefois.
Les pièces Balboa ne revendiquent pas un style.
J’essaie de créer des proportions justes, lisibles, héritées d’une pensée moderniste où la fonction structure la forme sans rigidité. Quelque chose d’intemporel sans nostalgie. Contemporain sans abstraction.
Des lignes nettes, mais jamais froides.
Des matières vivantes, mais jamais rustiques.
L’aluminium capte la lumière et reflète l’environnement.
Le chêne et le noyer l’absorbent et le réchauffent.
Balboa n’est pas figé, c’est un projet en constante évolution :
entre industriel et traditionnel
entre hier et demain
entre structure et nature
Je crois qu’un objet doit pouvoir traverser les époques et les lieux sans perdre sa présence. Je fabrique simplement les objets que j’aimerais garder.


